Simetierre

Les adaptations de Simetierre

Simetierre sur grand écran

Simetierre n’a pas échappé aux adaptations cinématographiques. Une chose est sûre : c’est qu’il y en a pour tous les goûts.

Comme je l’évoque dans mon article sur Simetierre, ce roman compte parmi mes préférés. J’appréhende toujours les adaptations lorsqu’il s’agit de sujets qui me tiennent à cœur.

Installez-vous confortablement : c’est l’heure de la rétrospective.

1. Simetierre de Mary Lambert, 1989

L’intrigue :

Louis Creed, nouveau médecin à l’université de Ludlow, emménage dans sa nouvelle maison avec sa famille : son épouse Rachel, sa fille Ellie et son fils Gage. Dès leur arrivée, ils rencontrent leur voisin, Jud Crandall, qui vit de l’autre côté de la route. Très vite, la famille et le vieil homme sympathisent. Celui-ci leur fait découvrir les environs et les emmène jusqu’à un cimetière où reposent les animaux domestiques des habitants de la région. 

Dès son premier jour, Louis est bouleversé par la mort d’un étudiant, Victor Pascow. Celui-ci vient hanter ses rêves et le met en garde contre le cimetière des animaux. Peu à peu, les événements tragiques se succèdent, scellant de manière funeste le destin de la famille Creed… Et si le « Simetierre » n’y était pas étranger ?

Mon avis :

J’ai une affection particulière pour Simetierre, puisque c’est le premier Stephen King que j’ai lu. C’est l’un de mes livres préférés. 

Je ne suis pas forcément fan des adaptations : il faut faire des choix scénaristiques, et parfois le réalisateur a un point de vue qui diffère du nôtre. Mais ici, je dois avouer que le film reste fidèle au bouquin d’origine. Bien sûr, il manque des détails, mais Mary Lambert a tout de même respecté l’ensemble de l’œuvre. J’ai ressenti ce malaise, celui que j’ai eu pendant ma lecture. 

J’ai toujours aimé voir des enfants jouer dans des films d’horreur. Je pense que, pour eux, ça s’apparente à un jeu et qu’il y a une préparation pour ce genre de rôle. Le résultat final n’est pas mal, Gage est détestable au possible lorsqu’il revient d’entre les morts ; le chat, maléfique, donne des frissons. Bref, des éléments importants bien représentés à l’écran. 

Côté effet spéciaux (dont le maquillage, qui me plaît bien), c’est à peu près l’idée que je m’en faisais pendant ma lecture.

En bref, je vous recommande le film : il suit bien le fil du récit ; la folie, la mort, l’horreur y sont bien représentées.  

2. Simetierre 2 de Mary Lambert, 1992

Simetierre

L’intrigue : 

L’adolescent Jeff Matthews s’installe avec son père dans la maison d’été familiale de Ludlow après la mort accidentelle de sa mère, actrice célèbre, électrocutée sur un plateau à Hollywood. Au lycée, il devient la cible de Clyde Parker, la “brute”. Jeff se lie d’amitié avec Drew Gilbert, le beau-fils du shérif Gus Gilbert. Grâce à lui, il apprend les meurtres qui ont frappé la famille Creed et découvre l’existence d’un ancien cimetière indien, doté d’un pouvoir sinistre : ramener les morts à la vie…

Mon avis : 

Je n’attendais pas grand-chose de cette suite. On reprend l’histoire là où elle s’était arrêtée : Louis est mort, et son histoire se raconte les soirs d’Halloween, autour d’un feu, pour faire peur aux copains. Dans le récit original, on ignore ce qu’Ellie devient : on la présume « survivante » des Creed, condamnée à vivre avec la perte de ses parents. Le film, lui, préfère dire qu’elle sombre dans la folie, tue ses grands-parents et les dévore. Ainsi, la boucle est bouclée : c’en est fini des Creed.

J’ai éprouvé de la sympathie pour deux garçons : Jeff, fraîchement arrivé à Ludlow, qui essaie de faire le deuil de sa mère, et Drew, soumis à la tyrannie d’un beau-père violent, très attaché à son chien, pour lequel il ferait n’importe quoi.

On aurait pu se contenter d’un scénario simple : suivre un père et son fils qui découvrent la malédiction du « Simetierre » et tentent de l’enrayer. À la place, on enterre des humains à tour de bras sur des terres maudites, puis on assiste, maladroitement, à la folie d’un gamin décidé à déterrer sa mère pour la ramener à Ludlow. Pour moi, le combat final est ridicule : j’ai totalement décroché.

3. Simetierre de Kevin Kölsch & Dennis Widmyer, 2019

Simetierre

L’intrigue : 

Le film s’ouvre sur le déménagement du médecin urgentiste Louis Creed et de sa famille, qui ont quitté Boston pour la bourgade rurale de Ludlow, dans le Maine. Près de leur nouvelle maison, Ellie découvre un vieux cimetière où, depuis des générations, les habitants enterrent leurs animaux de compagnie. La tragédie survient bientôt : Church, le chat d’Ellie, est fauché par un camion. Redoutant d’annoncer la vérité, Louis sollicite leur voisin excentrique, Jud Crandall. Celui-ci le conduit au-delà du cimetière des animaux, jusqu’à un ancien cimetière « indien » lugubre, et lui conseille d’y enterrer Church. Sans le savoir, ils déclenchent une chaîne d’événements funestes.

Mon avis : 

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : je l’ai trouvé nul.

Rien n’est crédible, pas même le casting. Il n’y a aucune alchimie entre les personnages ; les scènes se succèdent sans qu’il y ait vraiment de logique : on passe d’un sujet à l’autre. Le chat est complètement raté, alors qu’il constitue l’essence même du malaise dans le livre. Je vous jure : je n’ai aucun point positif à en dire.

Jud, personnage central de l’œuvre, n’est ici qu’un bougon. Il n’a vraiment pas l’air sympathique : il est froid, antipathique. C’est Ellie qui fait les frais de la malédiction ; lorsqu’elle revient d’entre les morts, on a presque autant envie que sa famille de s’en débarrasser.

Je me suis ennuyée au possible. D’ailleurs, je me suis demandée pourquoi je m’infligeais cela.

4. Simetierre : aux origines du mal de Lindsey Beer, 2023

Simetierre

L’intrigue : 

1969 – Jud Crandall n’a qu’une idée en tête : fuir Ludlow, sa ville du Maine. À l’heure du départ, il voit remonter à la surface des secrets longtemps enterrés et un héritage familial sombre qui l’enchaînent au lieu. Avec ses amis d’enfance, il se retrouve à lutter contre un mal ancien, tapi depuis la fondation de Ludlow, dont l’éveil menace d’engloutir tout ce qui se trouve sur son chemin.

Mon avis : 

Après la version catastrophique de 2019, je n’étais pas prête à regarder une nouvelle adaptation de Simetierre. En lisant le synopsis, j’ai changé d’avis.

Ce volet reprend une histoire évoquée par Jud Crandall dans l’œuvre d’origine : celle de Timmy Baterman, un homme enterré dans le cimetière des Micmacs. L’idée est plutôt bonne, puisqu’elle s’appuie sur le roman au lieu d’être inventée de toutes pièces.

Cette préquelle n’a absolument rien à voir avec le film de 2019. Cerise sur le gâteau : David Duchovny tient l’un des rôles principaux, pour mon plus grand plaisir !

Je pense que ce film intéressera les lecteurs du roman et pourra aussi plaire à ceux qui ne l’ont pas encore lu. Je le recommande : on ne passe pas un mauvais moment, et les acteurs sont bien plus convaincants.

◖In fine ​

Chacune de ces adaptations est différente : la première reprend fidèlement l’œuvre originale ; la deuxième prend la liberté d’imaginer un après-Creed : le Simetierre subsiste malgré leur disparition. La version de 2019 propose un autre angle : exit le Gage diabolique, place à une Ellie totalement maléfique. Quant au film de 2023, il exploite un chapitre centré sur un récit de Jud Crandall.

À vous de vous faire votre opinion, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon visionnage !

Ressources :

Films 🎥

Lambert Mary, Simetierre, 1989, disponible à l’achat et location sur Prime Video 

Lambert Mary, Simetierre 2, 1993, disponible sur Paramount + 

Kölsch Kevin & Widmyer Dennis, Simetierre, 2019, disponible sur Paramount +

Beer Lindsey, Simetierre : aux origines du mal, 2023​, disponible à l’achat et location sur Prime Video

 

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