Noël est ma période préférée de l’année. En fait, j’aime l’esprit de Noël : ses chants, ses décorations, ce sentiment de joie et bien sûr, j’adore les films de Noël. Même si la plupart des productions se ressemblent, certains se démarquent par leur originalité, et d’autres par leurs personnages, prêts à tout pour ruiner cette fête remplie d’amour et de liesse.
Cette année, j’ai décidé de rendre hommage aux anti-Noël, à ceux qui seraient prêts à tout pour ruiner cette période !
Installez-vous confortablement : voici un top 5 des films « anti-Noël » !
1. Piège de cristal de John McTiernan (1988)
À la veille de Noël, John McClane, policier new-yorkais, débarque à Los Angeles pour tenter de recoller les morceaux avec sa femme. Il se rend à une soirée organisée dans la tour d’une grande entreprise… Mais la fête tourne court quand un groupe armé prend le bâtiment d’assaut et retient tout le monde en otage. Isolé, sans renfort immédiat, McClane devient le seul obstacle entre les criminels et leur plan parfaitement orchestré. Commence alors une traque nerveuse, étage par étage, où il doit improviser, survivre, et retourner les armes de ses adversaires contre eux, tout en gardant une longueur d’avance sur leur leader aussi charismatique que dangereux : Hans Gruber.
Mon avis :
Piège de cristal est l’un de ces films de Noël qui décoiffent ! S’il se démarque par ses personnages cinglants et son huis clos à quarante étages, il se termine, comme tous ces bons vieux films, par un happy end digne de ce nom.
Les mythiques sapins et autres illuminations kitsches sont remplacés par des échanges de tirs, des explosions en tout genre et par un personnage prêt à tout pour déjouer les plans de Hans Gruber pendant Noël : John McClane.
Bref, si vous voulez changer des films dégoulinants de mièvrerie, je vous conseille de regarder Piège de cristal. Promis : on passe un bon moment.
2. Fantômes en fête de Richard Donner (1988)
Frank Cross, patron de télévision riche, cynique et persuadé que tout s’achète, prépare une grande soirée de Noël… Surtout pour faire exploser l’audience. Glacial avec ses employés comme avec son entourage, il avance en écrasant tout le monde, jusqu’à ce qu’une série de « visites » inattendues vienne dérégler son programme. Entre souvenirs qui remontent, visions gênantes du présent et aperçu brutal de ce que pourrait devenir son avenir, Frank est forcé de regarder en face l’homme qu’il est devenu. Et, au cœur de ce chaos surnaturel, il doit décider s’il continue à jouer le monstre… Ou s’il est encore temps de changer.
Mon avis :
S’il y a bien un message que les films de Noël aiment faire passer, c’est cette idée que la période des fêtes est propice au repentir : des personnages abjects et détestables peuvent devenir de meilleures personnes et faire le bien autour d’eux. Et quoi de mieux que de les confronter à leur propre réalité ?
Fantômes en fête reprend tous ces clichés en intégrant une énième adaptation moderne du conte Un chant de Noël de Dickens au cœur de son intrigue. Bon, ça fonctionne un temps, mais je trouve que le film traîne en longueur, même si le premier rôle est porté par un Bill Murray délicieusement détestable.
3. Maman, j'ai raté l'avion de Chris Colombus (1990)
À l’approche de Noël, une famille nombreuse se prépare à partir en vacances… et, dans le chaos du départ, oublie l’un de ses enfants : Kevin, un petit garçon débrouillard (et un peu tête brûlée). D’abord ravi d’avoir la maison pour lui tout seul, il profite de cette liberté inattendue, jusqu’au moment où deux cambrioleurs repèrent la maison vide et décident de passer à l’action. Kevin transforme alors son “royaume” en véritable terrain de pièges, rivalisant d’inventivité pour protéger sa maison. Mais derrière les gags et les catastrophes, il découvre aussi ce que signifie être seul… et ce qu’il attend vraiment de Noël.
Mon avis :
Maman, j’ai raté l’avion est mon classique de Noël. À chaque fois que je le vois, j’éprouve le même sentiment : la joie.
Ce film est pour moi une vraie bouffée de nostalgie. Ce film des années 1990, me replonge dans les souvenirs de Noël, où toutes nos décorations de Noël avaient un vécu, une histoire et un souvenir. On retrouvait des sapins avec des décorations créées de nos mains, des décorations qui n’étaient pas forcément en accord avec le reste. Cette époque où l’on regardait films sur films qui passaient en après-midi et en soirée…
Kevin, c’était un peu notre héros : par une malchance incroyable, il se retrouve seul dans la maison familiale et arrive à vaincre deux cambrioleurs qui n’ont qu’une seule envie : ruiner Noël. Mais leurs plans seront contrecarrés par le petit garçon qui a finalement plus d’un tour dans son sac !
Un film qu’on apprécie quand on est gosse, mais qui nous parle encore une fois adulte !
4. Le Grinch de Ron Howard (2000)
Dans la ville joyeusement surexcitée de Chouville, tout le monde, ne jure que par Noël… sauf le Grinch, un être grincheux et solitaire qui vit à l’écart, surplombant la ville avec son chien. Exaspéré par l’agitation et la déferlante de bons sentiments, il décide de faire disparaître Noël en volant décorations, cadeaux et festins. Mais son plan se heurte à l’obstination douce et sincère de Cindy Lou, une petite fille qui cherche à comprendre ce qui a rendu le Grinch si amer. À mesure que la nuit avance, le Grinch est confronté à ce qu’il refuse d’admettre : la fête qu’il déteste ne tient peut-être pas qu’à ce qu’on met sous le sapin.
Mon avis :
Le Grinch est ancré dans la pop culture depuis quelques années, marquant ainsi de nombreux enfants, à qui l’on a promis une visite du Grinch le jour de Noël s’ils n’étaient pas sages durant l’année.
Ce n’est pas l’histoire du film qui m’a tenue en haleine, même si je dois reconnaître que Cindy Lou Chou est adorable et que, malgré toutes les mises en garde des habitants de Chouville à l’égard du Grinch, elle part à la rencontre de ce personnage pour lui montrer à quel point cette période est importante et belle. Ce qui m’a véritablement séduite, c’est l’interprétation du grincheux, campé par Jim Carrey. On a l’impression que le personnage, c’est lui, et que Dr. Seuss avait cette vision en donnant vie à son histoire.
Le récit, porté tout au long du film, lui donne une vraie dimension de conte, qu’on pourrait raconter un soir de réveillon à des enfants impatients…
5. Super Noël 3 : Méga Givré de Michael Lembeck (2006)
À l’approche de Noël, Scott Calvin tente de concilier ses obligations au pôle Nord avec sa vie de famille, notamment en invitant ses beaux-parents pour les fêtes… Sans pouvoir leur révéler qui il est vraiment. Pendant que tout le monde s’efforce de faire “comme si de rien n’était”, Jack Frost, vexé de ne pas avoir sa propre célébration, s’incruste et profite du chaos pour manigancer un moyen de prendre la place de Scott. Entre secrets qui menacent d’exploser, rivalité glaciale et magie qui dérape, Scott doit récupérer son rôle avant que Noël ne bascule définitivement.
Mon avis :
Je ne connaissais pas du tout la série de films Super Noël. Le troisième volet tombait justement bien pour ma thématique, puisque Jack Frost, jaloux de ne pas avoir de fête en son honneur, met tout en œuvre pour voler Noël…
Personnellement je l’ai trouvé sans intérêt, et je dois dire que j’ai été déçue par cet affrontement entre le Père Noël et Jack Frost. Pourtant, il y avait sûrement matière à élaborer un super scénario. Hélas, on a plutôt l’impression que tout a été bâclé pour être sûr de sortir un film à temps pour Noël. Quant aux effets spéciaux, ils m’ont plus désenchantée qu’autre chose.
◖In Fine
Il y a un point commun entre tous ces films : leur happy end. Pour en arriver là, nos protagonistes doivent passer par plusieurs étapes, un peu comme au cours d’un voyage initiatique. Tout le monde en sort grandi et en tire ses propres conclusions.
Quand on me demande pourquoi je regarde autant de films et de téléfilms de Noël, je réponds que c’est justement pour leurs mièvreries que je les apprécie : ils m’offrent une parenthèse, un moment où l’on a plus qu’à se laisser transporter par cette ambiance festive. Je vous l’accorde, ils ne sont pas tous à prendre, mais n’est-ce pas précisément ce côté kitsch qui me donne envie de les regarder ?
Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon visionnage !
Ressources :
Films 🎥 :
McTiernan John, Piège de cristal, 1988. Disponible sur Disney+.
Donner Richard, Fantômes en fête, 1988. Disponible à l’achat/location sur Prime Video.
Colombus Chris, Maman, j’ai raté l’avion, 1990. Disponible sur Disney+.
Howard Ron, Le Grinch, 2000. Disponible sur Disney+.
Lembeck Michael, Super Noël 3 : Méga Givré, 2006. Disponible sur Disney+.