L'abduction au cinéma
Dans mon article précédent, j’évoquais l’abduction au cinéma et ses spécificités visuelles. Pour compléter le sujet, j’ai établi une liste de films où les enlèvements et les extraterrestres sont au cœur de l’intrigue.
1. Rencontres du troisième type de Steven Spielberg (1978)
L’intrigue :
Au Mexique, le chercheur français Claude Lacombe découvre des avions de la Seconde Guerre mondiale retrouvés intacts, comme sortis du temps. Pendant ce temps, dans l’Indiana, une série de phénomènes électriques et lumineux plonge les habitants dans l’incompréhension.
L’électricien Roy Neary fait la rencontre de Barry et de sa mère Jillian, qui manque de peu de les percuter. Le comportement de l’enfant devient très étrange. Depuis, il joue une mélodie en boucle, qui appelle les extraterrestres. À leur arrivée, le petit garçon est attiré et est enlevé. Sa mère, quant à elle, est obsédée par une image dont elle cherche la signification : il s’agit d’une montagne. Roy, lui aussi, est tourmenté par cette vision.
Pendant qu’ils cherchent des réponses, un événement va chambouler l’existence de l’humanité.
Ce que j’en pense :
J’ai souvent entendu parler de Rencontres du troisième type, comme d’un classique de la science-fiction des années 1970. Son visionnage avait toujours été remis à plus tard, car je trouve que les films mettant en scène des extraterrestres sont souvent synonymes de flop. Toutefois, il faut avouer que rares sont les films de Spielberg qui ne trouvent pas leur public.
Certes, il ne rivalise pas avec son mythique Les Dents de la mer, sorti en 1975, qui a marqué toute une génération de spectateurs, mais il est intéressant d’apprécier ce film à sa juste valeur.
Même si Rencontres du troisième type est notable pour sa qualité visuelle et ses effets spéciaux (c’est quand même un film des années 70 !), je l’ai trouvé un peu long. Pour être honnête, la fin est un peu pitoyable, voire prévisible, notamment le « happy ending » auquel on s’attend. Vous passerez un bon moment devant un long métrage qui n’a pas trop mal vieilli.
2. Communion de Philippe Mora (1989)
L’intrigue :
La nuit, un homme se réveille convaincu qu’il y a quelqu’un dans la maison. Sa femme, Anne, lui dit qu’il n’y a rien, mais l’inquiétude persiste. En vacances dans leur chalet, le fils du couple se sent mal à l’aise : c’est le premier signe que quelque chose se trame. Une fois la nuit tombée, l’alarme s’emballe, une lumière blanche lacère l’obscurité, l’enfant est comme tiré du lit. Les amis du couple, Alex et Sarah ont eux aussi vu quelque chose, et souhaitent écourter leur séjour.
Le comportement de Whitley Strieber change le soir d’Halloween, lorsqu’un masque d’alien déclenche chez lui une panique irrationnelle ; Anne, voit plutôt un stress dû à l’arrêt de l’avancement de son roman. Les nuits se suivent et se ressemblent : sursauts, certitude d’une présence inexpliquée. À Noël, ces phénomènes reprennent et tout bascule. Un soir, Whitley est enlevé, tandis que sa femme demeure paralysée. Il devient agressif, paranoïaque, souffre de maux de tête et découvre une marque derrière l’oreille.
Il fait appel à une thérapeute pour comprendre ce qui lui arrive. Pendant ses séances d’hypnose régressive, tout lui revient … C’est une révélation, tout prend sens.
Ce que j’en pense :
Ce film a la particularité d’être une adaptation du livre éponyme de Whitley Strieber, un récit sur ses expériences sur ce qu’il nomme les « visiteurs ». Si l’on voulait donner du crédit au récit de l’auteur, je pense que c’est vraiment raté. On assiste à sa quête spirituelle, et, pour le coup j’ai ressenti un profond embarras, notamment devant les scènes pittoresques avec les créatures ou à celle qui montre une relation intime abusive l’impliquant.
D’ailleurs, il me semble que l’auteur lui-même n’est pas vraiment d’accord avec ce qui a été montré à l’écran, pointant du doigt l’exagération de la représentation des « visiteurs », qu’il ne décrit pas en détail dans ses témoignages, faute de souvenirs. Tout cela ne donne pas davantage de crédit aux propos de Strieber, alors que son expérience a longtemps nourri la réflexion sur l’abduction et le domaine de l’ufologie.
Je pense malgré tout que ce film a su trouver son public ; personnellement je n’ai pas adhéré, et préfère en oublier l’existence. Malheureusement, mon cerveau a du mal à oublier certaines scènes. Mention à Christopher Walken, qui tient ce rôle à merveille ; d’où ma note.
3. Fire in the Sky de Robert Lieberman (1993)
L’intrigue :
Le 5 novembre 1975, près de Snowflake, en Arizona, le bûcheron Travis Walton rentre avec son équipe quand une lumière rouge traverse la forêt. Walton descend du camion pour s’approcher d’un objet planant, un faisceau l’atteint et le projette au sol. Pris de panique, ses collègues fuient puis reviennent, mais Travis a disparu. En ville, leur récit au shérif Blake Davis et au lieutenant Frank Watters est accueilli avec méfiance. Le groupe est sous surveillance et les recherches ne donnent rien. On leur fait passer des détecteurs de mensonges : tous semblent sincères, sauf Dallis dont le résultat reste indéterminé (des tensions entre les deux hommes ont été reconnues).
Cinq jours plus tard, Walton réapparaît dans un état de choc. Deux groupes s’affrontent : celui où l’on croit ses propos, et celui qui y voit un canular…
Ce que j’en pense :
Fire in the Sky est une adaptation tirée de la propre expérience de Travis Walton. J’avais peur de voir quelque chose au scénario un chouïa capillotracté, un brin sensationnaliste. Eh bien, je dois reconnaître que j’ai finalement été surprise. Je ne parlerais pas de film du siècle, mais ça se laisse regarder. Pas de malaise particulier, hormis la petite scène dans le vaisseau qui est, pour ma part, ridicule. L’ensemble du casting est assez convaincant pour ce type de récit.
C’est le genre de film qu’on peut regarder quand on n’a pas trop envie de réfléchir, et qu’on souhaite juste se poser devant quelque chose. À noter : les scènes avec les extraterrestres peuvent mettre certains spectateurs mal à l’aise.
4. Progeny : l'enfant du futur de Brian Yuzna (1998)
L’intrigue :
Sherry Craig apprend avec joie qu’elle est enceinte. Mais très vite, elle et son mari Craig, médecin, sont hantés par des souvenirs étranges liés à la nuit de la conception. L’inquiétude glisse vers la terreur : ils en viennent à croire que Sherry porte en elle quelque chose de non humain. La thérapeute de Sherry, la Dr Susan Lamarche, y voit d’abord un trouble psychologique et en attribue la responsabilité à Craig.
Leur vie bascule lorsque le couple fait appel à un professeur d’université spécialisé dans les affaires d’OVNI et de paranormal.
Ce que j’en pense :
J’avoue… L’affiche du film ne m’a pas du tout laissé une bonne impression. En lançant le visionnage, je me suis promis que si c’est vraiment la cata, j’y mettrai un terme pour passer à autre chose, histoire de ne pas être aussi traumatisée que je l’ai été devant Communion.
Ma petite caboche m’a remerciée : tout s’est très bien passé. Le film n’est pas aussi détestable que je le pensais. Mis à part les quelques scènes de nu et les apparitions d’extraterrestres, ça se laisse regarder sans grande difficulté. En revanche, je préfère vous prévenir : certaines scènes sont un peu “dégueu” pour les moins téméraires.
On voit les personnages qui sombrent peu à peu vers la folie, on ne sait pas trop qui croire, et la perte totale de repères de Craig Burton donne un vrai dynamisme à l’histoire. Tout n’est pas à jeter ! Ouf !
5. Phénomènes paranormaux de Olatunde Osunsanmi (2009)
L’intrigue :
Une université californienne diffuse l’entretien d’Abigail « Abbey » Tyler, psychologue, qui raconte une série d’événements survenus à Nome, en Alaska, dans les années 2000.
Elle mène des séances d’hypnose à des patients qui décrivent les mêmes cauchemars : une chouette les fixe avant que quelque chose ne tente de rentrer chez eux. L’un d’eux craque et finit par tuer sa famille avant de s’ôter la vie. Ce tragique événement va secouer la vie d’Abi et celle de ses enfants. En continuant ses recherches, elle va découvrir qu’elle est elle-même une victime d’abduction…
Ce que j’en pense :
Sans vouloir vous décourager, Phénomènes paranormaux est, pour moi, le pire film de ce top. Ma note est pour :
- l’idée sur le papier.
- le casting qui fait de son mieux pour nous convaincre.
D’emblée, Milla Jovovich nous avertit que les images que nous allons voir sont choquantes, et que les faits relatés sont tirés d’histoires vraies. En réalité, il s’agit d’un faux documentaire, avec une fausse reconstitution et une fausse interview. Bref, le scénario s’enlise dans un brouillard narratif et rien n’est crédible.
Je ne vais pas m’attarder, j’ai trouvé ça naze. Honnêtement, je ne sais même pas si je peux dire que j’ai passé un bon moment.
◖In fine
Cette liste n’a pas vocation à être exhaustive sur les films traitant des abductions. J’ai sélectionné en amont des titres souvent cités dans des articles sur la thématique et qui m’ont aidée à travailler sur l’épisode pilote de la série X-Files.
Dans ces longs métrages, on retrouve les éléments évoqués. Même si, parfois, j’ai trouvé le scénario grotesque, il faut souligner que certains réalisateurs ont pris la peine de construire une histoire convaincante.
Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon visionnage ! 📺
Ressources :
Films 🎥 :
Rencontre du troisième type de Steven Spielberg, 1978, disponible à la vente/location sur Prime video, Apple TV et YouTube.
Communion de Philippe Mora, 1989, disponible à la vente/location sur Prime video et Rakuten TV.
Fire in the sky de Robert Lieberman, 1993, disponible à la location sur Prime video.
Progeny : l’enfant du futur de Brian Yuzna, 1998.
Phénomènes paranormaux de Olatunde Osunsanmi, 2009, disponible à l’achat/location sur Apple TV et YouTube
2 commentaires
Hello, j’adoooooore ! La Rencontre du 3e type est le seul film connu de ma liste et donc le seul que j’ai vu
Hello! Sûrement l’un des meilleurs de cette liste de toute façon 😇